A propos de l'homme
Sghaier NOURY est ingénieur en
électronique et docteur en économie.
Né en Tunisie, issu d'un milieu modeste, il a su se frayer un chemin
à travers les
changements
du monde moderne pour occuper pendant dix-sept ans des postes
stratégiques et internationaux dans les multinationales du domaine
des nouvelles technologies.
Entrepreneur, dirigeant depuis dix ans l'entreprise d’électronique
qu'il a créée dans le Sud de la France, Sghaier NOURY mène depuis
vingt ans, en parallèle à ses activités professionnelles, un travail
de recherche et d'analyse sur les problèmes de la société française
dont il livre ici les premiers résultats.
Ses expériences professionnelle et personnelle lui ont permis de
développer une grande sensibilité à la fois aux grandes questions
politiques, économiques et sociales de notre époque et aux problèmes
des plus modestes et des plus défavorisés.
Expérience Professionnelle
-
expérience internationale :
17 ans d'expérience dans des multinationales des nouvelles
technologies (particulièrement Texas Instruments) ; expériences
et responsabilités françaises puis européennes et
internationales, dans le domaine commercial, technique et
stratégique.
-
création d'entreprise :
fondateur et PDG de la société « Europe Technologies SA »
spécialisée dans la conception, le développement et la
commercialisation de circuits intégrés complexes,
particulièrement pour l'industrie automobile.
Extrait d'un entretien avec
Sghaier NOURY
«Mon premier contact avec la vie active fut en tant que berger.
Issue d'un milieu modeste, je gardais nos brebis tout en allant
(pendant les heures creuses !) à l'école.
Ces brebis représentaient
beaucoup pour moi : j'étais conscient, dès l’âge de huit ans,
qu'elles allaient être la principale source de mes parents pour
financer mes études.
J'en ai gardé un souvenir
inoubliable et une faculté : voir loin ! Car notre maison et notre
terrain étaient situés sur une colline et l'horizon n'était bouché
par aucun obstacle, sa seule limite était l'acuité visuelle du
voyant, la curiosité de l’observateur !
Et la chose qui m’a gêné le plus quand je suis parti en ville pour
mes études, en Tunisie puis à Versailles et Paris, c'était l'absence
d'horizon, la courte distance de vue !
Je craignais beaucoup que cela
n’affectât ma façon de « voir les choses ».
J'espère que les dégâts ne furent pas trop importants et qu'ils
n'ont pas altéré la qualité du projet et des propositions que je
soumets à mes concitoyens; je vous laisse en juger (si vous trouvez
des lacunes, la faute en serait aux murs de nos
villes!)
Je nourris néanmoins l'espoir
que ma formation et mon expérience internationale (d’autres effets
de la civilisation et du progrès) m'ont aidé à compenser par
l'esprit la longueur de vue que j'ai perdue avec mes brebis, à cause
de l'environnement urbain : peut-être qu'un effet de civilisation
peut en compenser un autre. »
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