L'émergence de la société civile: une exigence des citoyens et un impératif de compétitivité!
  • La complexité de la nouvelle société et l'émergence d'une société civile instruite et informée font que l'Etat ne peut ni ne doit avoir le monopole de la gestion du pays ni de l'organisation de la vie collective.
     

  • Il ne peut plus: la complexité, l'ampleur et la mondialisation des problèmes de la société moderne dépassent ses moyens et son contrôle, accroît la distance entre les hommes politiques et les problèmes du citoyen, éloignent ceux-ci de ceux-là.
     

  • Il ne doit plus: dans la nouvelle économie la société, les citoyens sont dotés de nouvelles compétences et de nouvelles capacités d'actions, d'organisation, de gestion de leur vie, qu'il faut exploiter au mieux. Ils sont plus proches de la réalité de leurs problèmes, capables de réagir plus efficacement et plus rapidement. Ils disposent souvent d'une information plus précise et plus fiable grâce à cette proximité.
     

  • L'état doit donc accepter une nouvelle réalité : dans une société informée, une partie du pouvoir glisse des sphères politiques vers les sphères de l'information et de la compétence, c'est-à-dire vers ceux qui sont les plus proches et les plus au fait de la question à traiter.

La société civile est un des enjeux majeurs de ce siècle! Enjeu social: rétablir la justice sociale et la solidarité là où l'Etat est défaillant. Enjeu économique: de compétitivité et d'efficacité. Enjeu culturel: le rayonnement d'un pays moderne dépend de l'organisation de sa société civile comme en témoigne le rôle joué par les O.N.G dans l'image internationale. Enjeu démocratique: partage et équilibre des pouvoirs et participation des citoyens à la gestion de leurs affaires, de leur santé et de leur vie.

  • L'émergence de la société civile, c'est-à-dire de nouveaux citoyens avisés, exigeants, dotés de nouveaux moyens d'action et de communication, parfois bien organisées, est un fait incontestable de la nouvelle société de l'information. C'est l'émergence d'un nouveau pouvoir: la façon de le gérer en fera une opportunité ou un risque pour notre pays.
     

  • Impliquer la société civile, l'associer à la gestion, c'est un nouveau potentiel de création et de production mis au service du bien commun, c'est une adhésion collective à des projets de réforme et de changements, c'est un dialogue social et une communication qui s'établissent entre les membres de la collectivité, c'est une dynamique de concertation, de rencontre, de construction de projets communs qui se met à l’œuvre, ce sont des relations nouvelles de confiance et de transparence qui s'instaurent entre l'état et les citoyens, c'est faire avancer la démocratie participative.
     

  • Laisser la société civile à l'écart, c'est prendre le risque de favoriser la confrontation et le désintérêt des citoyens par rapport à la vie politique, de priver le pays de ces ressources additionnelles que représentent les capacités nouvelles du citoyen et de la société civile; c'est la condamner à s'organiser dans la contestation des symboles de l'état et de la société, dans la confrontation avec l'ordre et dans la violence (ne parle-t-on pas de plus en plus de « bandes organisées »...)
     

  • En France, le dynamisme du tissu associatif, l'enthousiasme des Français pour les associations, le crédit dont jouissent les organisations associatives et non-gouvernementales, constituent un atout sur lequel l'on doit capitaliser, une base sur laquelle on peut construire pour aller bien plus loin.
     
    Voilà pourquoi la réforme de la société civile (c'est-à-dire son organisation, son implication dans les réformes et son association à leur mise en place et à la gestion des affaires du pays) figure en bonne place dans le programme de réformes que nous soumettons aux citoyens.

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