Revoir nos schémas d'analyse et nos méthodes de gestion, substituer à la logique des moyens celle de l'efficacité.
  • Adopter et favoriser la logique des résultats et de l'efficacité par rapport à la logique des moyens car (comme nous le verrons quand nous abordons la réforme de la fiscalité et de l'Etat) c'est le seul moyen d'accroître et d'améliorer les prestations que réclament des citoyens de plus en plus exigeants sans accroître indéfiniment les dépenses et les déficits.
     

  • Privilégier l'anticipation par rapport à la gestion: nous verrons lors de l’examen de la réforme de la sécurité, de la gestion des risques et de la protection de l'environnement que l'anticipation (qui va au-delà de la prévention classique) est un atout majeur et qu'un problème anticipé coûtera deux fois moins cher qu'un problème que l'on gère une fois qu'il s'est imposé. Savoir entreprendre les actions préventives plutôt que curatives (cette logique nous sera d'un grand secours lorsque nous aborderons la réforme de la santé et la gestion de la violence dans notre société).
     

  • La logique de moyens est un bon exemple de l'archaïsme des méthodes classiques utilisées dans la gestion de notre pays: chaque fois qu'un service ou une entreprise publique ne peut pas faire face aux problèmes qu'ils doivent résoudre et aux prestations, on a recours à des effectifs additionnels. On oublie trop souvent, par ignorance, que dans une économie moderne la capacité organisationnelle, qui conditionne l'efficacité d'utilisation des ressources, est un facteur fondamental qui peut améliorer grandement l'efficacité des moyens disponibles et compenser les moyens défaillants ou absents. Etant donnée la complexité des problèmes de la société moderne, les moyens ne suffisent plus si la capacité organisationnelle et l'efficacité d'utilisation sont défaillants.

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