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J'ai veillé à garder cette indépendance, conscient,
au fur et à mesure que j'avançais dans mes travaux de réflexion,
d'investigation et de recherche, du fait que si un jour je devais
proposer un nouveau projet de société à mes concitoyens, celui-ci
n'aurait de chances de réussir que dans un contexte d'indépendance
totale et d'entière liberté.
Une anecdote édifiante m’a conforté dans cette volonté. Il y a une
dizaine d'années, nous évoquions et confrontions entre amis des
idées sur les blocages de notre pays devant les réformes, sur
l'incapacité chronique des politiciens à proposer des solutions
adaptées aux problèmes de l'heure et la tendance qu'ils ont à
proposer des solutions souvent manifestement décalées par rapport à
la question traitée ! Nous avons alors dressé une liste des
contraintes qu’un professionnel de la politique doit prendre en
compte en proposant une solution à un problème et sommes arrivés à
17 facteurs possibles (tous sans rapport avec le problème posé)
qu'un professionnel de la politique peut être tenté ou contraint de
considérer avant d'arriver aux considérations et données concernant
le problème lui-même !
Toutes ces considérations sont étrangères aux problèmes et
n'apportent rien à sa résolution ! Mais elles peuvent être
importantes pour un professionnel de la politique car sa carrière et
le devenir de sa formation en dépendent : elles peuvent toutes
passer avant le problème lui-même !
Tous les professionnels de la politique en France ont de longues
années de carrière derrière eux, des dizaines de campagnes
électorales, de promesses, d'engagements, d'alliances… ! Créant pour
le professionnel de la politique un nombre impressionnant de
contraintes et d'obligations à considérer dans le traitement de
chaque problème de société et qui peuvent éventuellement passer
avant l'intérêt général !
S'ajoute à cela un autre facteur indépendant de leur volonté mais
lié à la trop grande longévité des carrières politiques dans notre
pays : « l'usure du temps ».
Quand un homme ou une femme «se lance dans la politique» (!),
pendant les premières années de sa carrière, les citoyens le
perçoivent et le jugent essentiellement en fonction de ses propres
actions et discours et bien moins selon ce que les autres en disent.
La règle des 80/20 joue en sa faveur: 80 % de la perception des
citoyens se fait à travers ce qu'il dit et fait et seulement 20 %
par l'avis des autres sur lui et son action. Avec le temps, ces
proportions s'inversent : les citoyens le perçoivent davantage à
travers le bruit et le jugement des autres, ses actions et ses
discours se noient dans le bruit et dans l'image que véhiculent
d'elle ou de lui les médias, l'opinion publique, la rumeur,
l'histoire et les préjugés! Il se trouve ainsi paralysé, prisonnier
de cette image !
Voilà ce dont je ne veux pas : car aucune réforme de fonds n'est
alors possible dans ces conditions ! Où serait alors l'intérêt
général dans tout cela ? Il serait bien absent, bien loin de tout
cela !
J'ai une conception exigeante de la citoyenneté car la France est un
choix pour moi : j'ai choisi la citoyenneté française car je partage
avec ce pays les valeurs fondamentales de liberté, de respect de la
dignité humaine, de tolérance, de justice, de fraternité …..
Je pense donc devoir à ce pays ma contribution, si modeste soit-elle,
à sa prospérité, à la construction de son avenir, à son rayonnement
dans le monde !
J'ai donc décidé de mettre à la disposition de mes concitoyens mes
réflexions et les résultats de mes travaux, sans aucune contrepartie
autre que l'espoir d'une prise de conscience de leur part que l'on
peut faire les choses autrement, que l'on peut réformer notre pays
pour créer une France où nous pourrons tous vivre mieux et donner un
sens à notre vie, et qu'une solution existe dont ils peuvent être
les acteurs .
Les profits de la vente de mon premier livre, du suivant et de
toutes mes autres publications concernant cette initiative citoyenne
iront à l'association qui va organiser le débat parmi les citoyens
sur ce projet de société, les aider et les encourager à s'emparer de
ce projet, à se l'approprier, à en faire leur projet d'une nouvelle
société.
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