La réforme du chômage est destinée à dissoudre celui-ci et à l'éradiquer selon une nouvelle logique (qui pourra paraître utopique aux esprits conventionnels habitués aux schémas classiques), conçue pour être opérationnelle, socialement et économiquement efficace et adaptée aux nouveaux impératifs de la société de l'information.

La réforme de la société civile organise les citoyens et en fait les acteurs actifs du changement pour assurer le succès et la pérennité des réformes.

Sans ces deux restructurations, aucune réforme de fonds n'est possible en France et le pays est bloqué: tant que la réforme de l'Etat et de l'administration peut signifier de loin ou de près la perte de la garantie d'emploi pour le fonctionnaire, aucune réforme de l'Etat n'est possible; tant que la flexibilité dans l'entreprise peut signifier licenciement et perte d'emplois, aucune flexibilité supplémentaire ne sera obtenue; tant que le chômage frappe autant de foyers et déstabilise autant de citoyens, les professionnels de la politique l'utiliseront toujours comme alibi commode pour augmenter les dépenses publiques et aucune baisse substantielle de prélèvements n'est alors possible; tant que les gens ne disposent pas d'un revenu régulier (même si son amplitude doit varier en fonction de la conjoncture), la réforme de la retraite si nécessaire n'est pas possible; tant que la société civile n'est pas organisée, l'Etat conservera le monopole de la majorité des interventions sociales et économiques même s'il les remplit très mal...

Inversement, avec ces deux étapes, bien des choses deviennent possibles
en France s'il y a une volonté et une stratégie politiques : c'est notre projet !

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