Fondamentaux - sommaire
Le monde a profondément changé
ces dernières années, nos sociétés et nos économies ont subi de profondes
mutations dues à ce que nous appellerons l’entrée dans la société de
l'information.
Ce changement, qui affecte l'environnement socio-économique et l'homme, se
lit à travers trois signes principaux : la complexité, la célérité et la
nouvelle citoyenneté.
-
complexité: les problèmes de la société moderne sont
devenus très complexes; les méthodes, solutions et moyens à mettre en
oeuvre pour y faire face sont divers et requièrent de nouvelles
compétences.
-
célérité: la concurrence est accrue et les ruptures
scientifiques et techniques accélèrent les changements; les cycles sont de
plus en plus rapprochés, les événements se succèdent de plus en plus
rapidement et le temps disponible pour y réagir de plus en plus court
-
l'émergence d'une nouvelle citoyenneté: les nouveaux
moyens de communication et d'accès à l'information ont transformé les
citoyens; plus informés, plus avertis, plus avisés, plus exigeants, plus
difficile à satisfaire et capables de s'organiser en structures lucratives
ou non capables de performances et d'efficacité souvent supérieure à
celles des institutions conventionnelles.
Cette mutation a des implications majeures sur la société
et sur le rôle de l'Etat, qu'une politique avisée doit intégrer sous peine
d’être vouée à l'inefficacité et à l'échec. Un Etat qui ne s'adapterait
pas à ces changements verrait son autorité contestée et sa légitimité
remise en cause; une entreprise qui ne les intègrerait perdrait sa
compétitivité, son marché et ses employés...
Voici quelques-unes de ces conséquences dont la lecture devrait
suggérer combien le monde a changé et combien les réformes sont
nécessaires dans notre pays.
-
Le changement du monde depuis les années 70, a d’abord créé un décalage temporel entre nos systèmes
et la réalité de la société moderne. (
)
-
Que nous le voulions ou non, il y a une exigence accrue
d'efficacité et de performances et l'efficacité de l'Etat est mise à rude
épreuve dans la nouvelle économie, l'économie de l'information, qui nous impose le changement permanent.
(
)
-
Comme souvent lors de grands changements, il y a plus de
risques à se protéger qu'à aller de l’avant! De
sociales et de nouvelles perspectives apparaissent
et de
sont à prendre en compte.
-
Des gisements nouveaux de progrès, de productivité,
d'efficacité apparaissent ainsi qu’une
et de certaines institutions. Il faut donc
revoir nos
pour substituer à la
logique des moyens celle de l'efficacité.
-
L'ardeur au travail et la créativité des
Français est un atout mal exploité qui est pourtant un atout
exceptionnel pour répondre à l’exigence accrue d'attractivité pour la
France! (
)
-
Pour donner à la France un
dans le monde, nous devons la réformer à l'intérieur.
de régulation ne sont plus adaptés. Il faut en particulier choisir
entre une logique réductrice et une logique développementale.
-
Un
, un
nouveau pas vers le renforcement de la démocratie et du pouvoir du citoyen
sont nécessaires. En particulier,
, qui devient une exigence des citoyens et un impératif de
compétitivité!
-
Le traitement technique
(énergétique) des problèmes de notre société ne suffit plus: le traitement
informationnel s'impose!
L'efficacité de l'état est mise à
rude épreuve dans la nouvelle économie, l'économie de l'information.
-
Les dépenses publiques ne cessent d'augmenter : elles
atteignent actuellement 54 % du PIB, faisant de la France le champion des
prélèvements; les déficits budgétaires augmentent, les impôts, les taxes
et les charges diverses aussi...
L’Etat devient de plus en plus un Etat pompier, intervenant sur tous les
fronts, embourbé dans de nombreux problèmes, occupé à réagir aux urgences,
répondant aux derniers qui crient le plus fort, faible devant toutes les
revendications sociales, agissant dans l'impréparation et par opportunisme
politique.
Ces deux phénomènes sont la conséquence directe du
décalage entre la méthode de gestion et de gouvernement des professionnels
de la politique et la nouvelle réalité de la société de l'information.
-
Le seul moyen d'organiser les interventions de l’Etat et
d'endiguer les problèmes sociaux, judiciaires, financiers..., c'est de les
anticiper, d'intervenir en amont des problèmes, de prévenir, de
privilégier les actions et les dépenses actives, anticipatives par rapport
aux actions correctives, passives, curatives!
-
Malheureusement nos gouvernants donnent souvent
l'impression d'être éloignées de la
réalité des citoyens; leurs préoccupations,
politique, idéologique et électorale les éloignent des problèmes réels...
Ils ne sont donc pas les mieux armées pour comprendre et traiter efficacement les
problèmes de la société de l'information. Alors les dépenses
publiques, les impôts et les déficits continueront à augmenter et
l'action de l'Etat consistera de plus en plus à éteindre les incendies et
à gérer les problèmes après leur apparition alors qu’il faudrait prévoir,
anticiper et gérer au plus près.
C’est pour cela que nous proposerons la réforme de
l'Etat et de l'Administration, la réforme de la fiscalité, l'organisation
et l'association de la société civile à la gestion du pays.
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La nécessité du changement
permanent:
-
Le changement et la capacité d'adaptation deviennent des
facteurs déterminants de concurrence, de succès et de performances dans
l’économie de l'information; à contrario, la résistance au changement
devient un handicap majeur pour un Etat ou pour un pays. Contrairement à
une idée reçue, la résistance aux changements ne vient pas de la société
française, mais des politiques qui sont au pouvoir depuis plus de trente
ans, et ont tendance à vouloir le conserver.
-
La société française, au contraire, a déjà énormément
changé dans les trente dernières années et aspire au changement pourvu que
ce changement lui semble juste et positif. C’est ce dont témoignent les
divers mouvements sociaux récents y compris dans les corps
traditionnellement les plus « sages » de l'état. Les structures réputées
conservatrices ont accompli en France des mutations spectaculaires: c’est
le cas des paysans durant les trente dernières années et de l'armée qui,
plus récemment, a opéré dans le silence, une transformation complète.
-
On a connu le même phénomène de résistance aux changements
dans les entreprises françaises et multinationales pendant les années 70
et 80: on a vu des dirigeants résister aux changements, remettre à
plus tard les décisions en expliquant que le changement était tout à fait
nécessaire mais que l'entreprise, c'est-à-dire « les autres », n’étaient
pas murs, pas prêts. C'est sous la pression de la concurrence, des
transformations technologiques et du «middle-management» que le changement
s'est finalement fait en profondeur. Les transformations qui ont réussi sont celles qui
ont été expliquées et acceptées par la majorité des employées, très
rarement celles qui ont été imposées par les directions générales.
Le changement ne se décrète pas, il se suscite,
s'explique et se met en oeuvre par l'ensemble de la communauté
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Risques des temps modernes: où l'on
risque plus à se protéger qu'à aller de l’avant!
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La mondialisation est une des conséquences du
développement de la société de l’information. C’est un mouvement
inéluctable, ce qui ne vaut pas dire incontrôlable. L'accès à
l'information la plus large, la définition d'une stratégie solide globale,
l'intelligence et l'anticipation sont des éléments déterminants pour
influencer l’évolution de la mondialisation et surtout pour contrôler ses
effets sur la société française,
-
Il y a plus de risques à se protéger qu'à s'ouvrir, à
éviter la concurrence qu'à l'affronter, à combattre la mondialisation qu’à
s'en emparer et l'influencer, a refuser les moyens de l'efficacité et de
la rentabilité qu’à les exploiter intelligemment. Dans notre pays, c'est
l'absence d'une stratégie claire et bien communiquée concernant
l'insertion, le rôle et le rayonnement de la France dans cette dynamique
mondiale, c'est l'absence de perspective qui fait peur aux Français et qui
leur fait craindre les effets de la globalisation et l'ouverture sur le
monde! Sans une stratégie, domestique et internationale, solide et bien
préparée, l'adaptation aux règles de la concurrence mondiale peut générer
beaucoup de souffrances.
-
Le risque de marginalisation ou d'exclusion de la France
du jeu mondial peut avoir des conséquences très graves qu’il nous
appartient de prévenir rapidement! L'objectif des réformes est, à
l'intérieur, de rendre aux Français la sécurité, la confiance en l’avenir
et l’enthousiasme, ce qui débouchera sur une stratégie, un meilleur
positionnement, et un plus grand rayonnement de la France à l'extérieur.
Réformer la France en profondeur à l'intérieur pour lui
redonner un <<leadership>> en Europe et le rayonnement dans le monde! Haut de page
Des gisements nouveaux de progrès,
de productivité, d'efficacité
-
Le potentiel offert par l'émergence de la société civile
et la capacité organisationnelle développée par les analystes et les
chercheurs, pratiquée de plus en plus par les citoyens permettent
aujourd'hui d'améliorer significativement la situation d'un pays,
l’efficacité de l'entreprise et les prestations aux citoyens, sans
augmentation de dépenses et d’impôts !
-
Les technologies nouvelles offrent aussi de larges
possibilités d'amélioration de la société.
Nous montrerons comment les
technologies nouvelles aideront dans la protection des personnes, des
biens et de l'environnement à l'échelle nationale, en temps réel et de
façon transparente (réforme de la sécurité), dans la création d'une
nouvelle relation de confiance entre le contribuable et l'administration
(réforme de la fiscalité), dans la simplification de la vie des citoyens
et des entreprises (réforme de l'Etat et de l'Administration), dans la
réforme de notre justice pour endiguer sa lenteur et son
dysfonctionnement, permettront d'améliorer significativement l'éducation,
la formation et les techniques d'acquisition du savoir et de la
connaissance (réforme de l'éducation) ou dans l’amélioration de la Santé
publique.
-
De la capacité à bien exploiter ces gisements nouveaux,
dépend l'avenir de notre pays, la compétitivité de nos entreprises, le
bonheur de nos citoyens et la possibilité pour notre pays de jouer un rôle
dans le monde. Tous ces moyens seront intégrés et pleinement exploités
dans le cadre de nos propositions de réforme concernant la santé, la
justice, la sécurité, la protection de l'environnement, l'organisation de
la société civile, l'organisation de l'Etat et de ses services, la relance
de l'innovation et des industries stratégiques en France ...
Haut de page Une exigence accrue
d'attractivité pour la France!
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Avec la persistance d’un chômage très élevé, l'absence de
réformes sérieuses depuis trente ans, l'inefficacité ou la maladresse de
l’Etat pour régler les problèmes et gérer les affaires économiques et
sociales, notre pays commence à accumuler des handicaps majeurs, ce qui le
rend de moins en moins attractif et finira par se traduire par une
diminution des implantations et investissements en France, une dégradation
de l'activité économique et une nouvelle aggravation du chômage et des
déficits publics.
-
Les entrepreneurs français et étrangers en France
(c'est-à-dire ceux qui prennent ou contribuent à la prise des décisions
d'investissements) estiment que les charges pesant sur l'entreprise sont
trop élevées; les impôts et taxes pesant sur les particuliers sont lourds;
les réglementations juridiques, sociales et fiscales sont complexes,
tatillonnes, compliquées, floues et changent trop fréquemment (tous les
deux ans en moyenne!); les rigidités et les contraintes dans
l'organisation du travail sont en forte augmentation.
-
Il ne faut certes pas prendre toutes les critiques pour
argent comptant: personne n’aime payer des charges où des impôts même
s’ils sont parfaitement employés! Il ne faut cependant pas laisser se
développer cette perception car elle entraînera à coup sûr l'augmentation
du chômage, l'aggravation des problèmes sociaux, l'augmentation des
déficits publics, l'augmentation des impôts et la dégradation de toutes
les prestations sociales, en particulier au plus défavorisés!
Il est urgent d'agir ! C'est l'objectif et la raison
d'être de nos réformes!
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Logique réductrice ou logique
développementale?
La logique de réduction c'est, par exemple, celle qui nous
fait croire qu'en réduisant la population active ou le temps de travail,
c'est-à-dire la capacité productrice du pays, par de nombreuses mesures
d'incitation au retrait de l'activité, l'on réduit le chômage! Mais c’est
aussi de réduire le personnel pour résoudre les problèmes d’une
entreprise. Nous connaissons maintenant les résultats de cette logique:
toutes ces mesures pratiquées depuis vingt ans en France se sont avérées
aussi coûteuses qu'inefficaces (comme nous le montrerons dans le
diagnostic concernant la problématique du chômage et son traitement depuis
trente ans). Que d'argent gaspillé!
On verra quand on traitera de la réforme du chômage, de l'emploi et de la
gestion des ressources humaines qu'une autre logique existe, une logique
de développement plus adaptée aux temps modernes, aux nouveaux besoins des
citoyens et des entreprises.
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En conclusion:Les analystes
objectifs et sérieux, s'appuyant sur des données et des faits
incontestables, s'accordent pour constater que la société française est en
état de blocage dans de nombreux domaines dont le niveau de chômage est
sans dout l'effet le plus évident.
La situation tendue et parfois explosive actuelle est la résultante de
plusieurs processus anciens dont les effets jouent maintenant
simultanément et en relation les uns avec les autres. Ces processus sont
réversibles, mais ils ne peuvent pas l'être par le seul rôle de l'Etat,
qui a atteint sa limite d'action sous sa forme actuelle.
C'est par un nouvelle organisation de la société civile et
une coopération entre celle-ci et l'Etat que pourront se faire des
réformes capables de redonner le dynamisme à la France et remobiliser les
citoyens |
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